Publié dans : Chapître VII : First Breath of Winter
-
Par Babouyou
Lundi 27 novembre 2006
1
27
/11
/Nov
/2006
23:19
Quand j'arrive dans l'abri pour y poser mon sac, je sursaute presque de surprise: ce que j'appelle "l'abri" doit faire à peu pres 20m², et jusqu'à présent il n'y avait qu'une "pièce" à part par une petite cloison entre les deux portes de box sur le côté Est. Ces deux portes sont celles que j'avais soigneusement Pablofugées: pour ma part je rentre par la grande porte (héhé..) côté Nord, et file directement à ma cantine , dans le coin au fond à droite.
Mais aujourd'hui, quand j'arrive, ma cantine a été bougée, les palettes ont disparu, et il y a sur les côtés un coktail hétéroclyte de grandes et épaisses planches de bois: de la planche de base à la porte de grange en passant par la poutre... certaines sont déposées en vrac contre le "mur" ouest, et d'autres....
Cloisonnent l'abri en trois parties!
Un couloir de 2m50 de large et du côté Ouest justement, forme pil poil mon chemin entre la porte et l'ancien emplacement de ma cantine. Il est séparé du reste par une cloison basse dont les planches sont espacées : le ratelier! Une grosse armoire a été fichée tant bien que mal contre le mur (et surtout sous le toit). Chouette! depuis le temps qu'on en parle de cette armoire! ^^'
Sur la gauche, la cloison entre les deux portes "de box" a été ralongée jusqu'au ratelier. Les deux autres compartiments sont donc des boxes-stabul de, à vue de nez, 12m² pour le premier et 9 pour celui du fond.
L'organisation s'est précisée petit à petit dans la semaine, et le pré lui même a fini par être cloisonné aussi: une clôture électrique prolonge la cloison de l'abri, puis fait un angle de 90° pour aller rejoindre la clôture initiale côté Nord, et sépare ainsi le pré en deux.
On doit tout ce travail à monsieur L. !
C'est ce pré (mon pré-féré... ) que l'on va sacrifier pour l'hiver, mais au moins les chevaux vont passer l'hiver à l'abri!
*****
J'arrive samedi avec plein de projets en tête... mais les poulains sont dans la partie est du pré, qui a été refermée sur eux! Monsieur L. va nous faire une porte, mais en attendant, ils ne peuvent plus sortir .... (ça n'a pas empèché Poly, le Petit Poney baie voisin de rentrer par contre (tiens? on a un nouveau?), et c'est toute une histoire de le faire ressortir par sous la clôture avant que Pablo, qui commence à avoir la ruade facile, ne décide de plutot l'ejecter par au dessus...!)
Alors que je prépare mes affaires, Alou, Johan (son chéwi ^^' ), Océane, et Monsieur L. arrivent...... .......avec toute une cargaison de foin!!!
Oké ^^ j'ai compris ^^ je pose mes affaires et cours prêter mes petits bras musclés pour rentrer le foin dans "l'espace ratelier" :o)
L'entreprise se voit compliquée par le fait qu'il faut traverser tout le pré boueux et glissant avant d'arriver à la cabane.
J'étraine justement ma nouvelle combinaison de survie contre le froid polaire de la région...Manque de bol, il fait beaucoup moins froid qu'il n'en avait l'air, et l'effort aidant je cuis à l'étuvée dans mon pantalon de chasse imperméable et ma chemise de montagne doublée polaire. Pas de regret par contre vis à vis de mes magnifiques bottes (c'est fashion les bottes) en cahoutchouc vert-salpètre qui me donnent un bonus de dexterité + 5 en milieu marécageux.
En plus de ça, les ficelles des bottes de foin nous scient les doits et leur poids nous broie le dos. on est couverts de boue jusqu'à la ceinture et constellés de paille au dessus, ça rentre même sous les vêtements... Et malgré tout ça on arrive à passer un moment mémorable :o) tres convivial, et à pas mal se poiler.
C'est pas plus mal de passer du temps avec des humains parfois! je l'avais presque oublié ^^'
*****
Notre dûr labeur terminé, Marie et deux de ses copine arrivent comme deux fleurs sur les deux ponettes, pour les mettre dans leurs nouveaux quartiers....
et Douchka...? vous n'avez pas pris Douchka?
Douch' est attachée à sa caravanne, à 3 ou 4 km de là. Alou s'insurge ... "elles auraient pu la ramener, surtout qu'elles étaient trois! "
Elles auraient pu certes, mais il y a de l'electricité dans l'air depuis un moment entre Alou et les filles.... une bête histoire d'incompatibilité de caractère sans doûte et je ne préfère ne pas m'en mêller.
Alou leur pique donc une ponette sous leur nez pour retourner chercher Doudou, et comme les ponettes ne supportent pas d'être séparées, elle m'invite à monter l'autre pour l'accompagner . ^^
Désolée les filles ^^'
Toujours aussi sûre de moi, je prends Lune (la grande flegmatique) et lui laisse la selle. Alou monte Licorne (la petite survoltée) à cru.
Mauvaise pioche! Lune boite! elle est en train de déferrer!
Je passe donc la plupart du temps à pieds pour la soulager et quand je suis dessus, la laisse choisir son allure et déporte mon poids du côté où le fer tient bien.
Arrivées en plein champ, une tempête se prépare. L'horizon, bien bas, nous laisse toute l'amplitude necessaire pour admirer le spectacle de ce ciel électrique qui semble rouler vers Azeroth. Les nuages gris-bleu galoppent vers nous, sur notre droite, à une vitesse folle, et bientôt une forte bourrasque nous fouette si violemment qu'elle en fait perdre un instant l'équilibre aux ponettes.
C'est grisant!!
Les ponettes elles même en sont électriques!
Je n'arrive pas à retenir un "WOOHOOO!" d'excitation.
"Ô Wind! I will stand and face You!" -Kiseki no Umi me revient toujours en tête dans ces moments là.
Les rideaux de pluie se dessinent au loin et nous rejoignent bientôt: en un instant nous voilà trempées! Et le vent forcit, au point que la pluie elle même semble tomber de droite à gauche, nous fouettant à son tour au visage et aux bras avec une violence que j'ai rarement vue.
On ne peux plus qu'entrouvrir les yeux , et les ponettes se mettent à trotter par intermitence au même rythme de mon coeur.
La pluie de nous fouette bientôt plus: elle nous percute! ce sont des grêlons minuscules (heureusement!) mais des grêlons quand même: c'est moins drôle, il ne s'agirait pas qu'une de nous 4 perde un oeil... et si ça continue crecendo...
Mais le vent commence déjà à retomber, la pluie à se faire plus molle... et en quelques minutes il ne reste de cet orage qu'une humididé quasi palpable et quelques litres d'eau dans nos vêtements! On arrive bientôt au pré où Douchka nous accueille avec autant d'enthousiasme que si elle avait passé une semaine attachée.
Alou, le pantalon trempé par le ruissellement de l'eau sur le garot, regrette de ne pas avoir pris la selle.... de plus, il vaut mieux bien tenir sur le cheval quand on en prend un autre en longe en même temps. Les mains libres et équipée de mon super pantalon de chasse imperméable, je récupère la petite Licorne et laisse ma boiteuse sellée à Alou.
On rentre par le même chemin, mais sans orage cette fois ^^. Douchka est sage comme une image et je n'ai en fait aucun problème avec Licorne .
Une fois arrivées, je panse un peu mon pauvre Pablo (enfin!), je ne l'aurai presque pas vu aujourd'hui, mais comme à chacune des rares fois où on aura fait des choses entre humains à Lupinville, j'en garderai un excellent souvenir !
*****
kaze yo watashi wa tachimukau
yukou kurushimi no umi e to
kizuna kono mune ni kizande
kudakeru nami wa hatenaku tomo
kaze yo watashi wa osorenai
ai koso mitsukedashita kiseki yo
kimi wo shinjite'ru yorokobi
arashi wa ai ni kizuku tame ni fuite'ru
0
Publié dans : Chapître VII : First Breath of Winter
-
Par Babouyou
Samedi 18 novembre 2006
6
18
/11
/Nov
/2006
23:14
Pab a une de ces pêches cette semaine!!! J'en reviens pas! Il a l'air bien content de me voir, est de tres bonne humeur, "pimpant", et me colle partout où je vais.
Le samedi, un petit pansage et hop, on abandonne le "pauvre" Playboy dans son pré et on s'en va de par les routes et les chemins. Direction Azeroth, cette fois: ce village, depuis le temps qu'on en parle sans que je l'aie jamais vu, c'est devenu l'Arlésienne...!
Pablo continue d'afficher son énergie "ovomaltine" devant les gens qui nous croisent et nous dépassent en voiture, mais il est sage et reste bien à sa place. Puis, le nez au vent, les oreilles pointées devant lui, il tente un hénissement (qui raisonne dans la campagne comme la vaine tentative de démarrage d'un vieux moteur noyé dans le brouillard) auquel, à ma grande surprise, répond immédiatement la voix claire d'un autre cheval au loin.
Pablo lui re-répond, et presse le pas. 400 m plus loin, on aperçoit Douchka, toute seule dans un pré, attachée à la caravanne-débarras: elle déploie tout son talent d'actrice pour avoir l'air le plus desespérée possible dans ses appels au secours.
Depuis l'histoire des barbelés, les filles sont obligées d'attacher Doudou quand elles partent en balade avec leurs ponettes. Surtout dans ce pré là! il n'est clôturé qu'avec du ruban électrique et donne sur une départementale! Douchka risque un accident à essayer de les suivre...
Quand les filles sont trois, l'une d'elles prend la pouliche en longe, mais quand il n'y a personne à pieds ce serait vraiment trop dangereux de les laisser galopper à travers champs avec Douchka "à la turkmène"...! alors Doudou reste à l'attache.
Le pré en question est tout pres d'Azeroth! juste en face de la petite carrière abandonnée que j'avais aperçu lors de mon premier "repérage" à Lupinville! On peut entendre les ponettes et leurs humaines crapahuter: elles ne sont pas bien loin.
Tout ça tombe plutôt bien: je libère Douchka et la laisse au pré avec Pablo pendant que je vais fouiner en face.
J'y découvre une carrière dont la moitié des bordures sont pourries et tombées au sol, et dont le sable - oui, c'était sûrement du sable autrefois - est recouvert de mousse et de mauvaises herbes. C'est fou de voir le changement radical de végétation entre cette carrière (paix à son âme) et le bout de pré encore vert qui lui est contigu. au milieu de ce petit pré se dressent deux boxes sur une dalle en béton, fleurie de bouquets synthétiques à la couleur passée comme une de ces tombes délaissées, qui attendent la toussaint pour avoir leurs fleurs neuves annuelles. J'ai presque peur de tomber sur le fantôme du cheval. Un petit bâtimet en béton, saccagé et taggé, sépare le pré chemin caillouteux de campagne qui y mène.
Un toit, un pré, un bac à sable, et personne dedans... Quel gâchi...
Il va commencer à être l'heure de rentrer: je rattache Douchka et on s'en va.
Finallement, je n'aurai toujours pas vu Azeroth!!!! XD
***
Sur le chemin du retour, on croise des p'tiotes devant la salle polyvalente: bien sûr elles nous sautent dessus.
Il faut dire que j'ai commencé la semaine dernière mon stage à l'école de regroupement communal de Ville-en-Vermisseau... elles sont de l'école ces petites, mais, sans doûte à cause de mes façons de m'habiller ( de classique coloré dans le monde civilisé à chasseur kaki mal coiffée pour aller au pré ), elles avaient juste l'air de se demander qui était cette "inconnuquejaidéjàvuquelqueparcésurmaichaipahoù"
Elles m'ont posé plein de questions sur Pablo, auxquelles j'ai répondu, puis l'une d'elles a eu le malheur de me dire "T'es même pas cap' de monter dessus...."
je bloque: "Non Babz tu va pas marcher à un "même pas cap" d'une petite fille de 5 ans!"
et je lui répond qu'il est encore jeune, que je ne peux pas le monter quand je veux parce qu'il n'est pas encore dressé, qu'il peut se mettre à courir d'un coup, comme ça, ou à faire du rodéo et que c'est tres dangereux, surtout qu'il n'a pas son filet avec son mors mais seulement un licol...
et cinq minutes de conversation plus tard...
"Bon aller... mais juste 5 secondes! et SURTOUT si jamais vous allez les voir n'essayez JAMAIS de le faire! ils ne sont pas encore dressés et peuvent avoir des réactions tres tres dangereuses!"
Pablo était assez calme, mais on voyait qu'il avait envie de rentrer, ou de repartir, mais disons que les conversations humaines ne l'imterressent que tres peu quand elles ne sont pas aggrémentées de carottes ou de pommes.
Je l'emmène pres d'un des bancs publics et l'enfourche.
"marcher" Et le Pablo s'est mis à marcher instantanément.
"arrèter" et le Pablo s'est arrèté aussitôt!
Je le carresse, le félicite, et saute à terre tout en même temps: je n'ai même pas eu besoin ni de serrer les jambes ni de tirer sur la longe, il l'a fait à la voix et rien qu'à la voix!
Les petites s'extasient sur ô combien il écoute bien ^^' c'est pourtant bien la première fois ...!
Je le suspecte de s'être appliqué pour pouvoir rentrer plus vite, comme dans l'ancienne pension où je le remettais au pré des qu'il faisait un truc vraiment bien.
En tous cas je suis bien fière de lui!
Evidemment, je salue aussitôt les petites, en leur disant pour m'excuser la stricte vérité: que Pablo veut rentrer.
***
Une semaine de petits et grands bonheurs pour nous deux, et une bonne humeur partagée:
Ce vendredi 17 novembre 2006, à 9h30 , j'ai eu mon permis......!!!! =D
J'ai foiré mon créneau, mais je l'ai fait sans gêner personne et je m'en suis dépétrée toute seule in extremis (Merci, Din) ; sur l'autoroute, j'ai pris deux initiatives doûteuses à la suite... mais que j'ai sû expliquer et qui ont abouti à des manoeuvres correctes. ( Merci Nayru! Merci Farore! ^^ ) l'examinatrice était presque frustrée de ne pas pouvoir me recaller et moi, je n'y croyais pas.
Ce samedi 18 Novembre, c'est notre Samediversaire ^^ : ça fait tout pile 8 mois que Pablo est arrivé. J'ai l'impression bizarre que c'était hier, et en même temps qu'il a toujours été là.
Et quand je regarde en arrière je me dis que finallement, le bonheur, c'est peut etre bien simplement être l'Humain d'un Tinker. :o)
*****
3
Publié dans : Chapître VII : First Breath of Winter
-
Par Babouyou
Samedi 11 novembre 2006
6
11
/11
/Nov
/2006
23:21
Le temps est toujours aussi pourri, le pré de plus en plus boueux....
En plus cette semaine, vu mon emploi du temps scolaire je n'ai pu venir qu'une seule fois .
J'ai hate d'avoir une voiture pour pouvoir venir même quand il pleut fort, car à vélo je suis trempée jusqu'aux os avant d'arriver; même quand il y a du vent , et même quand mon "chauffeur" est de mauvais poil (il en a marre de faire le taxi et ça se comprend)....
Mon examen de conduite est programmé pour le 17 novembre. Tiens, c'est l'anniversaire de la sortie européenne de The Legend of Zelda : Majora's Mask ... (moi? Zeldamaniaque? nan...)
Puissent les Déeses Créatrices d'Hyrules surveiller ma route ce jour là... ^^'
***
Pablo a de nouveau des dreadlocks de boue.... Non seulement c'est assez lourd mais en plus ça garde ses pieds constament humides, et ça ne me plait pas; et les poils de l'arrière des fanons, trop longs, se retrouvent collés à la fourchette dans une croute de bouillasse.
Je ne voulais pas un cheval à fanons...
Apres avoir enlevé à la main la boue collée sur la muraille (je m'en suis foutu partout, une catastrophe), curé, brossé et parré le dessous du sabot, et essuyé le tout avec une serviette,je cherche dans mon sac de pansage mes petits ciseaux jaunes d'écolier , lui lève le pied et coupe toutes les dreads qui dépassent.
Puis, je raccourcis les fanons tout autour de la couronne pour éviter que ça refasse des plaques de boue sur la parroi, et je finis par poser le pied au sol, démeller tant bien que mal et couper tous les fanons à moins de 5 cm du sol.
Le résultat est certes tres moche mais ça lui évitera de "balayer" la boue du pré....
Si je raconte ça à Laurence, elle va me lapider ^^'
***
2
Publié dans : Chapître VII : First Breath of Winter
-
Par Babouyou
Samedi 4 novembre 2006
6
04
/11
/Nov
/2006
23:17
ça y est, on dirait que l'hiver est là..... Il y a de la gadoue partout, il fait froid, et encore plus humide que d'habitude..... la boue forme des dreadlocks aux pieds de Pab, donnant un air minable à ses fanons de fin d'été: c'est en partie pour ce genre de choses que je ne voulais pas un cheval à fanons.
Le vent froid et le gris du ciel ne sont vraiment pas motivants ni pour Pab ni pour moi, et de toutes façons, ses sabots ont été tres usés par notre course folle de la semaine dernière, aussi pour une fois on ne fait vraiment pas grand chose.
Dommage, c'est Halloween: j'aurais adoré marquer le coup et nous déguiser.... tant pis ce sera pour l'année prochaine!
Les loulous sont de retour dans le pré numéro 1, celui avec l'abri. mais l'abri reste fermé pour le moment. Le terrain est tres argileux, imbibé d'eau et l'herbe encore fragile est vite dérracinée par le glissement des sabots. Le vent a jeté plein de feuilles et de branches mortes au sol...
En cette saison je n'aime pas les voir dans ce pré qui regroupe tous les facteurs de risque pour la myopathie atypique :S
Il parrait que monsieur L. a trouvé du foin et qu'on ne va pas tarder à les complémenter: j'ai vraiment hate, car cette maladie foudroyante , surnommée "maladie de l'herbe", est censée toucher les chevaux nouris à l'herbe et seulement à l'herbe en automne.
En attendant il y a les blocs de pré... mais ça ne suffira pas....!
Aujourd'hui je me contente donc d'être là et de préparer à mon gros une petite popotte de rondelles de carotte, pain pomme et complément de biotine.
De quoi se réconcilier avec la vie , en tous cas avec sa tortionnaire d'humaine!
***
0
Publié dans : Chapître VII : First Breath of Winter
-
Par Babouyou
Samedi 28 octobre 2006
6
28
/10
/Oct
/2006
09:23
Mes quarante minutes de vélo pour venir voir Pablo commencent à me peser.... en plus de cela, j'ai rendez vous ce soir chez le véto à 20h , pour réccupérer Shaggy ma minette... attendez, non, 18h30.... je viens d'arriver au pré quand l'assistante m'avertit par téléphone.
Cool. je suis préssée...
Peu apres mon arrivée, Monsieur L. vient voir les chevaux. Il me raconte ce que les empreintes et bouses auraient pu me faire deviner: Jeudi, il avait descendu la batterie de la clôture dans le pré d'en bas, chez les filles; et des vaches échappées de leur enclos en ont prfité pour s'inviter dans le nôtre, en défonçant la clôture électique non électrifiante.... Evidemment les chevaux , eux, en ont profité pour prendre la clef des champs!
Ces petits évènnements et autres escapades , qui m'auraient terrifiée il n'y a pas si longtemps, me font sourire aujourd'hui.... heureusement quand même que le pré n'est pas au bord de la route....
Apres un rapide pansage (je remarque d'ailleurs à la couleur de leur chanfrein que les poulain ont compris que le contenu du seau se mangeait) et deux secondes d'"équitation" pour vérifier qu'on peut encore passer la première sans caler, je ne résiste pas à l'envie d'essayer les longues rènes d'Alou sur Pablo .
Mue par des souvenirs d'images de livres et autres magasines, je tente de faire passer chaque rène dans l'anneau du bas du surfaix, puis dans l'anneau du mors avant de l'attacher à l'anneau du haut du surfaix... dans ma tête, ce système devait plus agir sur l'encolure et moins sur la bouche ( moi et mes négligeables notions de dressage on se comprend ).
Ce n'est pas faux, mais c'est tout de même une catastrophe.... l'anneau se re-retrouve dans la bouche mais en plus, Pablo est presque paniqué de se retrouver encapuchonné quand il tire....
tout comme la dernière fois, on arrète au premier truc potable qui se présente, en guise de récompense.
Bon... et si on allait visiter cette pension à Hubertville? armés seulement du licol Parrelli, de sa corde et de nos 6 pieds, nous voilà sur la route puis sur les chemins...Apres m'etre perdue dans ce village ( vu la taille du patelin faut le faire quand même...) je trouve enfin ce qui semble être la pension... mais je n'ose pas rentrer par la grande porte.... Vieille habitude de rôliste peut etre....
On fait le tour et on tombe sur le petit cours d'eau dont m'avait aussi parlé monsieur L !!!
L'eau est tres claire, Pablo s'avance pour boire. De mon côté je me dis que je n'ai vraiment pas envie de mouiller mes basquets: me servant de gravats comme marchepied, je monte sur Pablo et lui demande d'avancer dans l'eau....
....
Il s'execute comme si de rien n'était!!!
entretenant de la voix ce mouvement je tente de dirriger du mieux possible mon poulain vers l'autre rive , un peu en aval, et je mets pied à Terre pile en face de "la porte de derrière" de la ferme! ^^
Là, le patron et quelques autres autochtones vaquent à leurs occupations. (si si c'est le patron, ça se voit aussi bien que si il avait des plumes au derrière et une crète rouge... puis c'est lui que les chiens de la ferme suivent ) et le chef, sous mon regard insistant, finit par venir à ma rencontre.
On discute un peu de la race de Pablo et de débourrage, puis de Vero et son Halfways SDF .... et me voilà invitée à visiter!
Je remonte sur Pab non sans encombre, et ai plus de mal à lui faire re-traverser la rivière...
Nan mais tu rigoles??? Y'a un pont de pierre là tu vois bien! pourquoi faudrait que je me remouille les pattes! elle est froide! de toutes façons y'a plein d'odeurs que je connais pas là bas j'veux pas y'aller!
Mais je reste malgré tout la plus têtue des deux et on y arrive.... je le lâche alors dans la carrière. Pab est plus inquiété par le fait de me voir partir que par le Border Collie qui s'épuise à essayer de le faire courir.
Mais , mais où tu vas? et tu me laisses là tout seul? Eh!!! Reviens!!
"Attends là bébé! je reviens! Attends!" comme il y a 6 mois quand il fallait lui apprendre à rester à l'attache.
Je vais donc visiter la pension et ses habitants sous le regard un peu stressé de Pablo. Fait amusant, je réalise que c'est une des écuries que j'avais appelé juste avant d'aller voir Pablo en vrai, en Janvier!! Mais il ne faisait pas la pension au pré l'hiver....
.... Et merde.... il est déjà moins le quart et faut que je sois chez le véto à la demi....
Je dis aurevoir, engueulant au passage Pablo pour sa tentative de meurtre du chien du patron, et me hisse tant bien que mal sur son dos.
Err.... v'là t-y pas que j'arrive plus à passer la première....
Non mais c'est bon t'excite pas là haut t'as voulu qu'on vienne ici moi j'aimerais en profiter... y'a de l'orge et des filles.....
J'arrive pourtant à le faire avancer jusqu'au milieu de la rivière et en amont, pour retrouver le chemin... Mais Pablo cale avant d'arriver. Au vu de ses oreilles il a l'air pour le moins embêté, et moi, pressée par le temps, je multiplie un peu les "coups" de talon et lui dis assez sèchement: "Maiiis alleeez avannnce!! ".
Pablo se plante alors carrément dans les gros cailloux de la rivière, me lance des oreilles un "regard" noir.... et se met à faire de petits sauts de mouton sur place...
T'es pas contente alors débrouilles-toi ! On est jamais mieux servi que par soi même!!!
Je reste tétanisée quelques secondes à la vue et la pensée des cailloux dans la rivière, de cette crinière qui disparait periodiquement de mon champ de vision.... et de ce dos.... reviendra-t-il reviendra-t-il pas entre mes pattes....?
Par chance et parce que le mouvement était régulier et peu ample, je reste sur son dos.
Puis j'aggripe ma longe et tire sur son licol jusqu'à lui lever la tête en grognant "NON!".
" MAIS CA VA PAS LA TETE??? " et le mouvement de bascule inversée s'estompe puis s'arrète. Les oreilles quant à elles , restent en arrière.
Je relàche un peu les rènes "Voiiilà..."
Et il retente un coup de rein "J'AI DIT NON!!!"
et cette fois ci je me fait plus brusque en lui relevant la tête.
J'ai les jambes en coton, je suis morte de trouille et j'ai les nerfs à vif.... donc faut pas m'embêter mon coco!
Je lui redemande tres gentillement d'avancer, l'encourageant et le félicitant presque à chaque pas.... Il se replante: "NON!!!" gueulé-je avant même qu'il ait fini son premier mouvement de rodéo...
On y est presque.....
Et à peine Pablo sorti de l'eau me voilà aussi pieds à Terre. Une petite félicitation et caresse pour ces derniers mètres sans rodéo et nous voilà partis au trot vers Lupinville, avec seulement une pause curage de pieds. Arrivés au pré apres 20 minutes de course, je le lâche et pars sans m'éterniser: même avec la meilleure volonté du monde je serai en retard chez le véto! j'ai quand même fait la route en vélo en 30 minutes contre 40 d'habitude et environ une heure quand je ne me presse pas!
L'adrénaline due à mon premier rodéo pablesque peut etre... ^^'
***
0
Publié dans : Chapître VII : First Breath of Winter
-
Par Babouyou
Samedi 21 octobre 2006
6
21
/10
/Oct
/2006
09:29
J'ai essayé les longues rènes avec Pablo! Dans le premier pré, et avec pour tout matériel le petit surfaix à anneaux que je viens d'acheter, le filet à mors simple et deux longes de 8 m..... Folklo!
C'est toute une histoire pour faire comprendre au gros qu'il doit avancer mais pas me tracter, tourner mais pas tout le temps non plus, et s'arrèter sans pour autant se retourner pour me voir.... et c'est la seule chose que j'ai à peu pres réussi à obtenir de lui aujourd'hui, ce qui n'est pas mal compte tenu de comment ça s'est passé et du peu de temps que ça a duré....
J'ai eu droit à de grosses paniques: à plusieurs reprises Pab s'est retourné et a reculé de biais, ce qui a coincé les longes et m'a privée de tout contrôle ; d'autres fois il a lutté contre la rène et comme il n'arrète pas d'ouvrir la bouche, il s'est retrouvé avec les anneaux du mors sur la langue.... Enfin les longes, plates et larges, ne coulissaient que tres mal dans les anneaux et il devait avoir l'impression que je tirais tout le temps sur les rènes....
Bref, en moins de 10 minutes j'ai un Pablo en sueur et essoufflé que je libère avec plaisir apres trois actions potables....
On va attendre d'avoir du vrai matériel pour s'y remettre: là pour l'instant ça ressemble plus à du cerf volant qu'à de l'attelage ...!
***
Allez zou! une baladounette avant de partir! et tant qu'à avoir tapis et surfaix sur le dos, autant remettre un peu les saccoches (et mes affaires précieuses dedans ) ça faisait longtemps. Arrivés au village, on prend à droite vers Azeroth...
eeeeh! c'est le monsieur qui donne à boire!
à peine partis nous rencontrons en effet Monsieur L, qui fait le trajet à pieds entre "le pré vers Azeroth" et "le pré vers Village-en-Vermisseau", car les ponettes changent de pré et qu'il faut aussi déplacer la pouliche Douchka, en main.
Je lui propose de l'accompagner dans cette lourde tâche.
Pablo est tres sage malgré les voitures.
On se fait aussi aboyer dessus par un berger allemand: Pablo est inquiet alors pour l'habituer je l'emmène vers la haie ou le chien aboie. Le valeureux toutou a moins fait le courageux en voyant mon "gros chien" s'approcher de lui... ^^' Pablo du coup, n'avais plus vraiment peur !
Un peu plus loin, nous croisons des motards en train de papouiller leurs chères bécanes: Pablo ira cette fois de lui même leur dire bonjour et aller renifler ce qu'ils font, moteur de moto ou pas.... j'avais un timoré et maintenant j'ai une vraie comère!
J'apprends par Monsieur L qu'il y a un agriculteur qui prend des chevaux en pension à Hubertville, à deux kilomètres de Lupinville....! Un de ces jours je vais aller inspecter tout ça pour Véro et son gros Halfways!
***
0
Yay! U can talk!