Paillasson

Le Carnet de bord d'une petite fille qui voulait un cheval et qui l'a eu... à 21 ans ....
3 ans plus tard le carnet est un peu délaissé, ce n'est pas faute d'avoir mille et une choses à y raconter .

j'ai pris du retard, mais j'entame une nouvelle tentative pour le remettre à jour.... je mène la guerre sur trois fronts: le rétro, le super-rétro et le contemporain... les articles ne parraitront pas par ordre chronologique mais selon ma motivation et/ou les besoins de la narration...

J'espère que ça ne va pas démotiver le peu de lecteurs qu'il me reste ...

Pablesquement vôtre

Babouyou



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Flower's scent

Chapître XI : Pablocalypse

Publié dans : Chapître XI : Pablocalypse - Par Babouyou
Samedi 28 juillet 2007 6 28 /07 /Juil /2007 22:33


          Pablo n'a vraiment pas l'air d 'apprécier son nouvel environnement - et c'est compréhensible. Le foin de Crau a beau être peut-être le meilleur de France il ne remplacera jamais l'herbe à volonté de ses prés lorrains; et ni celle de mon jardin et ni celle des prairies à foin (qu'on squatte pendant nos balades) ne suffisent à combler son appétit d'ogre - que dis-je! d'irish cob. De plus, la chaleur écrasante l'abrutit complètement et il comate dans son abri à longueur de journée...


        Fait étonnant, malgré l'intensité du soleil de provence Pablo n'a pas choppé le moindre coup de soleil! Ma théorie personnelle est que justement, le soleil tappe tellement fort que Pablo se sent griller tout de suite et va vite s'abriter à l'ombre, alors qu'en Lorraine il restait exposé et recevait des UV pendant des heures.


        Dans le série des nouveaux problèmes: les mouches plates! Ces bestioles sont de vraies saloperies! Elles rampent partout ou on peu trouver de l'obscurité sur un cheval (je vous laisse deviner vers où ) et sont Maitresses dans l'art d'esquiver les baffes. Comme si leur dexterité ne suffisait pas elles disposent d'une constitution de troll! Vous pensez vous en débarrasser d'une simple claque, comme les taons? Faut pas rêver! J'en ai vu survivre à un puissant et méticulleux « écraboutaillage » type « crotte de nez » entre le pouce et l'index... 

        Elles nous gonflent! J'irai voir à la sellerie du village voisin si il n'y a pas de produit spécial contre ces fourbes...


       Je surveille également les sabots du monstre: j'ai peur qu'ils ne supportent pas la sècheresse d'ici et la dûreté du sol: la terre ici est dure comme du ciment, et je ne parle pas des collines et de leurs cailloux! Par rapport à la boue et à l'herbe ça fait un sacré changement... Il est trop tôt pour dire quoi que ce soit, on verra bien.... Mais en attendant je m'arrange pour les hydrater le plus souvent possible.


***


        Pour l'instant, ma préoccupation principale est la base de la queue du Pab' : le jour de son arrivée, on avait juste pris le temps de lui vaporiser grossièrement un désinffectant violet pour bestiaux.

Le lendemain soir , le cuir brûlé avait formé une croûte violette et caoutchouteuse qui se fendillait sur le pourtour. A y regarder de plus pres, on pouvait voir que ces craquelures étaient assez profondes ... et remplies de pus. En soulevant la croute, on comprenait vite que le pus s'étendait sous toute la blessure. Catastrophe.


        Fébrile à l'idée du « nettoyage de plaie » qui m'attendait , j'ai fait deux pharmacies et une sellerie pour trouver tout ce dont j'avais besoin...

Bétadine, Septivon, compresses stériles, bandages, brosse à dent souple, ciseaux, et mes deux nouveaux meilleurs amis: une pommade cicatrisante qui fait repousser le poil de la bonne couleur pour seulement 50 euros les 30ml (offre exceptionnelle: -50%, sinon j'aurais toussé grave) et l'Aluspray, un pshitt qui met une couche grasse de micro-paillettes d'aluminium sur la plaie, pour la protéger des mouches, du soleil, de l'assèchement...


        Je vous passe les détails sur le premier nettoyage de la plaie. Je dirai juste que j'ai du décoller, tirailler, gratter et couper.... que la chair purulente en dessous n'était pas belle à voir et que Pablo dans tout ça a été tres courageux (ou trop écrasé par la chaleur pour bouger, on ne le saura jamais).


        J'ai mis le bandage le premier jour, mais ça ne tenait pas et ça finissait par faire plus de mal que de bien. Pendant plus de deux semaines (et là j'étais contente de pouvoir y aller en 4 minutes de vélo!) j'ai nettoyé la plaie matin et soir au Septivon, puis re-désiffecté à la bétadine, puis Crème-cicatrisante-en-or étalée du bout des doigts puis aluspray en guise de pansement. Et comme la plaie s'étendait sur les côtés du couard et qu'il fallait le soulever pour en mettre partout, Pablo aura porté quelques temps le sobriquet rafiné d' « Anus d'Argent » . (haaaa.... mon sens aigu de la poésie vous manquait je suis sure...!)


Et comme vous aimez les photos je ne vais pas vous en priver plus longtemps ... ^^ Bon Appetit!


Avant nettoyage:


Apres les soins :



Le seul l'unique le merveilleux: Anus d'Argent



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Publié dans : Chapître XI : Pablocalypse - Par Babouyou
Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /Juil /2007 20:03

        La nouvelle pension de Pab, « Lou Paradou » , est seulement à un tout petit kilometre à pieds de la maison de ma grand mère – où je suis venue habiter. Elle propose des Paddocks de terre battue de 400m² par cheval, au pied de la colline.

        La plupart des Paddocks ont un abri ouvert spacieux pour protéger les chevaux du soleil et du mistral. On y trouve également une carrière « en herbe », un rond de longe, et une super ambiance. Le prix par mois est de 160 euros, entretient, foin, et même travail compris (à la demande): pour la région c'est vraiment une bonne pension, et plutot pas chère...


        Malgré tout, Pablo n'y restera que le temps que je trouve plus vert et plus spacieux, et la tâche ne s'avère pas aisée car dans cette région de pierre et de feu, rien n'est moins évident que de trouver de la verdure.


        J'ai pourtant déjà une piste : ma mère connait une bouchère qui fricote avec un bonhomme qui a des chevaux de l'autre côté du village. Je suis allée voir mais l'état des deux croisés camarguais que j'y ai vu et les clôtures bricolées en palettes donnent une impression générale de misère qui me donneraient presque envie de retourner en Lorraine... C'est dire...


        Au Paradou au moins les clôtures sont propres et les chevaux soignés...

        Et puis c'est si pres de ma maison...


        D'ailleurs, faute de mieux, j'ai l'herbe de mon jardin à proposer à Pablo... on y va à la fraiche, en longe et au pas puisque Môsieur est toujours en arret de travail.

        Mon cheval dans mon jardin: c'est non seulement un fantasme de gosse, mais en plus c'est un énorme symbole par rapport à mon idée fixe de ces dernières années: rentrer à la maison, avec Pablo, rentrer à la maison...




        Pablo semble énorme dans ce jardin, il prend une place folle! Et je ne peux pas le lacher car il y a trop de pots de fleurs, meubles de jardin et arbustes... il risquerait de faire des dégats, notament à ses jambes, si l'idée lui prenait d'exprimer sa joie. Malgré cela, il tond la pelouse et ses trèfles avec avidité, à l'ombre du vieux murier platane, ne relevant le nez que pour engloutir les carottes que ma mère et ma grand mère - complètement gagas - lui apportent...


C'est surréaliste.


Apres tout ce temps à espérer et à désespérer...  encore une fois, j'ai l'impression de rêver.

*****



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Publié dans : Chapître XI : Pablocalypse - Par Babouyou
Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /Juil /2007 22:18
    

        Le samedi 21 Juillet 2007 au matin, ma mère et moi partions de Pelicano (13) à bord d'une camionette vide fraichement louée.  Direction: mon appartement nancéen. Déménagement, ô déménagement tant rêvé...
        A peu pres à la même heure à Huberville (54) , Guy, notre transporteur attitré, embarquait Pablo dabs son beau camion tout neuf pour la destination inverse.

        Fin d'apres-midi. Pendant que ma mère et moi chargions la camionette avec l'aide des amis de mon "ex quasi-fiancé", l'équipée de Guy faisait escale dans le Berry pour un co-transport. (Et même si ça n'a rien à voir, j'aurai trouvé le temps de pédaler jusqu'en ville pour m'acheter le dernier tome d'Harry Potter en VO, qu'on se le dise ) .

        Dimanche 22 Juillet au matin: de nouveau, Pablo et moi reprîmes la route quasiment en même temps, chacun de notre côté...
... mais cette fois dans la même direction.

        On rentre à la maison.

***

        Moins d'une heure apres notre propre arrivée, et apres quelques coups de fil pour lui indiquer la route, c'est à Guy d'arriver dans son beau camion blanc. Je l'attends aux arènes (village provençal oblige) et l'escorte en voiture jusqu'à la pension.
        Pablo descend: première rencontre de l'Irlandais avec le cagnard d'un apres-midi d'été dans le "13": la chaleur écrasante et sèche, si sèche, les cigales assourdissante, et toutes ces filles enthousiastes qui lui tournent autour et le trouvent beau.

        Et pourtant, il est bien loin d'être beau: toujours aussi démusclé apres ces deux mois d'enfermement, les fanons tout arrachés, le regard éteint d'un cheval ensuqué par la chaleur et par des heures de route...
        Et comme si ça suffisait pas....
        Les parties nues de Pablo sont litteralement recouvertes de piqures d'insectes, preuves douloureuses de l'entretient contestable des boxes de son escale berrichonne.
        Bien pire encore: La base du pablesque couard  est brûlée au 3eme degré par le frottement contre la barre de cul durant ces deux jours de voyage...  Il n'y a plus de poils, la chair est à vif. Je me demande avec horreur si ça repoussera un jour ou si Pab gardera toute sa vie une de ces zones de peau grise et nue en guise de cicatrice.

        ça commence bien, le sud...

        Je ne blame pas le transporteur... j'ai eu souvent recours à ses services et c'est la première fois qu'il y a un problème. Son camion est neuf, et il n'en connait pas encore tous  les inconvénients. Cependant il est vrai qu'il aurait pu prendre le temps de faire le tour du cheval lors de l'escale dans le Berry pour vérifier que tout allair bien...

        Pour ce soir, on désinfecte un coup et on laisse le Pab prendre ses marques: nous autres les deux pattes, on a encore tout une camionnette de meubles à décharger.


******


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Publié dans : Chapître XI : Pablocalypse - Par Babouyou
Dimanche 1 juillet 2007 7 01 /07 /Juil /2007 15:21


    J'ai eu ma Licence!!!  à peine. A quelques dixièmes près...! ^^'
Ce n'est pas tres glorieux mais malgré ce que me dicterait la Sagesse je n'ai trouvé ni la Force ni le Courage d'aller re-passer les matières que j'ai plantées....
Et puis je l'ai obtenue peut etre sans briller mais sans vraiment bosser non plus ... alors bon...  ^^'

    Je n'aurai pas non plus le courage de tenter la fac véto en Belgique: trop loin, trop humide, trop longtemps.  Je m'en fous. Je suis en Vacances. Et mieux encore: je vais enfin pouvoir rentrer chez moi...!

    C'est sans aucun regret que je quitte cette froide ville de Nancy moisie d'humidité.
Mais l'idée de quitter Lupinville (Lupcourt, "Village des loups"), Ville-en-Vermisseau (Ville en Vermois) et Hubertville (Gérarcourt) me fait déchainer des orages de larmes: je n'avais jamais été si proche du Rakuen, du Paradis, qu'au "Village des loups".
Quitter Alou aussi, avec qui une cohabitation presque forcée se sera transformée en amitié sincère.
Quitter cet emmerdeur de Play-boy et cette salope de Douchka... que Pablo et moi adorons...
Quitter MrAugard et ses chiens.
Quitter Lune et Licorne et Mr Lafrogne...

    Et pour Pab surtout! Quel Sacrifice! Quitter les grands espaces de ces campagnes magnifiques, quitter l'Herbe verte et grasse, quitter ses vergers lorrains et ses friches, qui lui offraient à chaque saison des fruits différents...

    ça me rend malade. Mon propre égoisme me dégoute :/ . Mais l'idée de pouvoir enfin "Rentrer chez moi" m'obscède depuis trop longtemps.



***

    Le 2 juillet, mon très cher ami le véto revient pour une ultime visite. Je le tanne justement depuis deux mois pour pouvoir remettre le Pab au pré, qu'il profite encore un peu de la lorraine, mais toujours ce cher docteur estime qu'il faut sacrifier au nom du très-Saint Repos tous les autres parramètres de sa santé physique et morale...
Et aujourd'hui, apres une consultation "rituelle" de quelques minutes, c'est avec un grand sourire qu'il accorde officiellement à mon poulain sa liberté conditionnelle!!!

    Enfin...!!!
    Le Pablo est dans le pré!
    Je crois que je ne l'avais jamais vu aussi débordant de joie, et le voir libre et heureux me fait tant plaisir que je n'arrive même pas à le réprimander quand il laisse exploser sa joie en galoppant comme un dératé...
    Heureusement, il s'est rapidement arrèté de faire l'andouille: d'abord car en deux mois d'incarcération il a perdu tout son souffle, mais surtout parce que pour un cheval - et d'autant plus pour un Irish Cob - l'Herbe est encore plus agréable sous la dent que sous les sabots ^^ .

    On le rebtrera quelques heures plus tard pour le ressortir le lendemain: je préfère le ré-habituer progressivement à toute cette nourriture fraiche, histoire que mon véto adoré n'ait pas à revenir pour des colliques...

***

    Je profite aussi du passage du Maréchal Ferrand pour faire remettre un peu les pieds de Pablo en état. Il le parre et me confirme qu'il n'y a absolument rien à dire sur ses applombs ou la forme de ses pieds: mon travail de parrage sur Pab depuis un an est donc tout à fait correct *fière!* .
D'ailleurs, je ne peux pas m'empêcher de "reprendre" le parrage du maréchal, d'arrondir les angles, de lisser les surfaces... moi maniaque? ^^' nonnn...

    J'avais eu peur un moment que sa boiterie vienne de là mais je suis maintenant rassurée, et je pense continuer jusqu'au jour où il faudra ferrer Pablo. Peut etre bientôt d'ailleurs car je crains que le sol provençal n'assèche rapidement ses pieds, qui ont trouvé leur équilibre dans la gadoue lorraine...

***

    Quelques jours plus tard, nous avons tenté d'intégrer mon veau à un duo de chevaux sympas et non ferrés: Gitan le Camargue et Philibert, un Haflinger d'une carrure monstrueuse pour sa race. Tout s'est malheureusement tres mal passé: on pense que Philibert, étant presque aveugle d'un oeil, a pris une bousculade de Gitan pour une attaque de Pablo... en tous cas la montagne de graisse et de muscle et mon poney convalescent se sont retrouvés croupe contre croupe à se décocher des ruades....
J'ai eu tellement peur que je me suis jetée "entre les deux" pour les séparer (un peu débile quand elle s'y met, la Babz). Me voir arriver en hurlant a heureusement suffit à les faire partir chacun de son côté, et j'ai pu sortir Pablo de là. Il s'en sort heureusement avec seulement des coupures aux postérieurs. Philibert n'a rien du tout lui: les sabots de Pab sont trop bien "arrondis" pour couper quoi que ce soit  O:)

***

    Pab se retrouve donc tout seul dans un petit pré au bord du ruisseau: il a de l'herbe, de l'eau, de l'espace et des voisins. Il est surveillé et voit passer du monde.
C'est là que je le laisse profiter encore un peu de sa vie Lorraine pour aller organiser notre déménagement...

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Publié dans : Chapître XI : Pablocalypse - Par Babouyou
Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 12:32
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    Une ennième visite de mon très cher vétérinaire (Seigneur! Que j'en ai marre de le voir!) inaugure donc ce merveilleux mois de Juin. Le mois-anniversaire du Pab...
Après un bref échange de civilités j'execute le Rituel de présentation: je sors le Pablo Sacré de son écrin et le fais marcher, trotter, tourner ( et tout le carroussel désormais habituel) devant Sa Majesté le Docteur.

    Et là... c'est le drame: "Mais il boite pas, ce cheval!!!" commence-t-il à grogner, "ça vous amuse de me faire venir peut-être?"

    Il ne s'était pas passé une semaine depuis le dernier week end de mai où Pab s'était remis à trainer la patte ... Heureusement que les gens de la pension étaient là pour témoigner de ma bonne foi: ils avaient eux aussi vu Pablo boiter comme au premier jour...

    Monsieur le Docteur s'apaise un peu, mais dirrige alors ses résidus d'ennervement sur un autre Problème...
    Il va falloir choisir: soit on continue les examens jusqu'à trouver quel est le problème et espérer pouvoir le résoudre, ce qui signifie sortir le chéquier et forcément amener le cheval dans une grande clinique vétérinaire (500€ de transport puis environs 600€/semaine de pension sans compter le prix des examens); soit s'en remettre aux soins de Chronos et attendre qu'il guérisse... ou pas.
Selon le véto, "De toutes façons, la solution est à 90% des fois une question de repos et de temps."
De mon côté je ne peux pas me permettre de dilapider en frais vétérinaires "non vitaux" le capital qui doit servir à loger et nourir le loulou.
Et quant à Pab, même boiteux il sera heureux tant qu'il pourra faire la tondeuse et jouer avec ses copains.
Alors c'est tout choisi.

    On décide quand même d'effectuer les examens que le véto avait prévus le mois dernier: après ça il ne pourra plus rien faire.
Apres une série supplémentaire de radios (pour vérifier...), il endort, avec une quinzaine d'injections, la partie basse de la jambe "malade".
Une fois son boulet et son pied anesthésiés, Pablo ne boite plus du tout: cela signifie que l'origine de la boiterie est basse. (si Pab avait continué à boiter malgré l'anesthésie le véto aurait continué à piquer le reste de la jambe "par zones" jusqu'à ce qu'il ne boite plus...)
   
    Le "bobo" est donc quelquepart dans la zone anesthésiée: cela exclut l'hypothèse d'un "quelquechose" à la hanche, et favorise celle d'un problème au niveau du tendon suspenseur...

    On a finallement localisé la boiterie. Pas identifiée, juste localisée.
On n'en saura jamais plus.

    Pendant cet examen, Pablo s'est montré très courageux.
Un an auparavant, il fallait quatre hommes pour le tenir lorsqu'on s'approchait de lui avec une seringue.
Là, il n'a pas bronché, sauf à l'avant dernière piqure où il quand même a essayé de retirer sa jambe de l'emprise du véto...
J'étais extrèmement fière de lui, et penser au chemin parcourru m'en a mis les larmes aux yeux.

    Juin s'est poursuivi sans grand changement: Pablo a dû rester au repos, au box, il a continué à perdre de l'état et du moral à vue d'oeil, et j'ai passé tous mes week ends avec une fourche à fumier dans les mains.



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Publié dans : Chapître XI : Pablocalypse - Par Babouyou
Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /Mai /2007 12:38
    Ainsi, pendant près de trois semaines, Pablo n'avait pas boité.
On avait recommencé les balades en main soft, quelques secondes de monte...
J'avais des projets pour l'après partiels: bientôt, j'espère, je retournerai dans le sud donc il faut profiter à fond de nos dernières journées ici.
La forêt, les prairies, le vert partout. Le sud me manque, mais je sais que tout ça nous manquera aussi.

    Le samedi 26 mai, entre deux semaines de partiels bien foirés, l'orage grondait sur Hubertville.
Un orage tel que j'étais presque rassurée de savoir Pab au box.

    Entre deux averses je sors Pablo et là, une autre tempête s'abat sur le village:
Pablo s'est remis à boiter. Fort. Et mon moral s'est écroulé avec mes projets.

    Il boitait encore le lendemain, et à cause de mes exams, et à cause de l'emploi du temps de premier ministre du véto (que j'ai appelé en catastrophe), je ne pouvais pas en savoir plus avant le week-end suivant.

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